Préface de l’exposition à la pyramide Pernod (1989)
 
VISION PEINTE
 
Quelle mémoire abolie
Quelles réminiscences
Travaillent l’espace nocturne
Avec les somptuosités glauques des visions
Les résonances virides au bord du noir
 
Quelle passion
Soulève et noue
La tragédie
Soudain figée dans son éclair
 
Quelle pitié
Relie le jeu de mort
A l’obscur éblouissement
De la survivance résignée
 
Un noeud de bois mort
Déchiqueté
Retient dans sa déchirure
Un cri goyesque et rauque
 
Tandis qu’un citron là-bas
Sur un linge où le blanc se décline
S’acoquine au ventre d’un pot bleu
Pour affirmer côté lumière
La justesse plein feu d’un regard.
 
Poème de Jacques GAUCHERON
A.F. Couloumy
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