Le Républicain (Novembre 1996)
 
Depuis 4 ans qu’elle se consacre à la peinture Anne-Françoise COULOUMY expose régulièrement à Paris. Son travail sur la lumière, sa volonté de suggérer la présence humaine, d’inviter le regard à pénétrer à l’intérieur de ses tableaux suscitent l’engouement d’un nombreux public.
Deviendrait-elle une valeur à la mode, elle que l’on considérait à l’Ecole des Arts Décoratifs comme « un peintre ringard » ?
« On devait privilégier la spontanéité et ne pas se laisser contraindre par des règles. J’ai toujours pensé le contraire, que la liberté se gagne par la maîtrise de la technique ».
Toutes ses oeuvres mettent en scène la lumière : éclairage projecteur ou lumière plus diffuse, celle-ci constitue un élément de composition qui guide l’oeil à l’intérieur des toiles. La lumière a un véritable poids dans sa composition. Elle participe à l’équilibre des masses .
Chaque image intérieure est structurée par des ouvertures, fenêtres, encoignures, portes, qui renforcent ces jeux de lumières et crée un espace réel dans lequel le regard peut voyager. « Une petite fille m’a dit un jour : « c’est bien ce tableau, on a l’impression de pouvoir marcher dedans ». Et c’est ce que je souhaite, qu’on puisse entrer ainsi dans ma peinture ».
Anne-Françoise COULOUMY travaille toujours dans son atelier et réinvente, recompose ce qui l’a marquée : une attitude, un visage, une émotion. L’oeil photographie sans cesse…Les drames humains, la solitude, la vieillesse ou tout simplement l’homme face à lui-même, donnent à voir et à peindre .
Si ses tableaux sont très intimistes, ils ne sont cependant pas tristes. Couleurs, lumières, suggestions, sont autant de clés pour pénétrer son oeuvre.
 
Stéphanie HASENDAHL
A.F. Couloumy
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