La découverte de la peinture d’Anne Françoise Couloumy a été pour moi bouleversante. Je me suis intéressé, pour tenter de le saisir, à ce qui pouvait fonctionner dans l’impact émotionnel que j’ai pu constater chez ceux à qui je l’ai fait découvrir.
Une réaction immédiate peut être une défense, évoquant la froideur, ou la perfection technique. Défense contre le choc provoqué. Ce ressenti est souvent transitoire, mais il fait peut-être partie de la peinture même.
Car bien souvent le terme d‘absence,d’intensité de l’absence revient. Cette intensité va être mise en relation avec la présence de la lumière.Il sera facile de dire que l’absence est le sujet de toute peinture, cette activité si spécifique de notre espèce, qui nous fait toucher l’éternité
dans l’arrêt sur image, qui est un arrêt du temps.
Mais quand même. Cette absence, dont la connotation par l’absence de scène manifeste, (l’action se passe ailleurs, en dehors, avant) n’est qu’un signe, est renforcée, soulignée, par l’intensité de la lumière qui revient souvent dans les commentaires. C’est peut-être là que résiderait la qualité de la peinture. Non dans les thèmes, mais dans la subtile vibration de la matière, qui nous fait ressentir
que nous ne sommes jamais là où nous croyons être.
Enfin, mais il s’agit là d’une conviction que je ne saurais vraiment développer : la peinture d’une femme.
Son regard concerne l’intérieur, plus que des intérieurs, et l’intérieur s’interroge différemment que l’on soit homme, ou femme.
Cependant elle nous touche, au fond, qu’on soit homme ou femme.
Merci.
 
Frédéric Missenard, Psychanalyste, 2008
A.F. Couloumy
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